Les missions de l’orthophoniste

informations du site de la fédération nationale des orthophonistes : http://www.fno.fr/ressources-diverses/les-missions-de-lorthophoniste-2/

« Évaluer : Le Bilan Orthophonique

Qui peut bénéficier d’un bilan orthophonique ?
– Tout enfant dont les parents ou le milieu scolaire, social ou médical s’inquiètent

– Tout enfant dont l’évolution du langage oral ou écrit paraît difficile
– Tout enfant dont le handicap (trisomie, IMC, surdité…) perturbe l’installation ou le développement du langage
– Tout adolescent ou adulte perturbé dans sa communication (orale ou écrite) : séquelles de troubles antérieurs, accident, traumatisme, suites opératoires, vieillissement cérébral…

Acte de diagnostic
Le bilan orthophonique consiste en :

– un entretien avec le patient (et sa famille)
– une évaluation des capacités et des déficits permettant d’établir le diagnostic orthophonique et éventuellement le projet de rééducation.

Acte de prévention

Un doute ressenti par les parents, concernant le développement du langage de leur enfant, doit être pris en compte.

Le bilan orthophonique, en dédramatisant et en rassurant, permet parfois une évolution favorable.

Un travail de guidance parentale peut être mis en place si nécessaire.

Acte d’information

Le médecin prescripteur reçoit un compte-rendu du bilan effectué proposant soit :

– un nouveau bilan ultérieur

– un soutien de l’entourage sous forme de conseils adaptés

– des examens complémentaires

– une rééducation orthophonique.

Intervention orthophonique : La pratique orthophonique

Au sens étymologique, l’orthophonie est l’articulation, sans défaut, d’une langue. Mais ce terme est plus

fréquemment employé dans l’expression « rééducation orthophonique », qui a pour visée de corriger les troubles de

la prononciation et qui recouvre la rééducation de la voix, de la parole, du langage oral et écrit.

L’orthophoniste est donc un thérapeute qui prend en charge les troubles de la

communication orale et écrite, chez l’enfant, l’adolescent, la personne adulte

ou vieillissante, dans un but de prévention et de réadaptation.

L’orthophoniste est un auxiliaire médical qui entreprend un bilan orthophonique sur prescription médicale. A ce

titre, il travaille en liaison avec les médecins généralistes ou spécialistes: oto-rhino-laryngologistes, pédiatres,

psychiatres, neurologues, médecins de réadaptation fonctionnelle, gérontologues etc.

Les séances de rééducation, cotées en AMO (Auxiliaire Médical Orthophoniste) sont remboursées à tout assuré

social après accord de l’organisme dont il dépend, ou prises en charge dans des établissements spécialisés dans le

cadre d’un prix de journée.

En effet, l’orthophoniste peut exercer sa profession :

à titre libéral : il travaille alors en cabinet privé, seul ou en groupe mono- ou pluridisciplinaire. Ses conditions

d’exercice sont définies par la convention nationale

à titre salarié, il peut travailler dans le secteur public – services hospitaliers ou dans les équipes de secteur

psychiatrique – et dans le secteur privé – centres spécialisés ( CMPP, instituts d’éducation sensorielle, institutions

pour enfants sourds ou enfant handicapés moteur etc.). Certains orthophonistes (environ 15 %) ont un exercice

mixte.

Quel que soit son mode d’exercice, salarié, libéral ou mixte, l’orthophoniste se doit de respecter les règles

déontologiques en vigueur.

Que le choix d’une consultation auprès d’un orthophoniste soit lié au désir des parents (ou du patient) ou au conseil

émanant de l’enseignant ou de tout autre intervenant (travailleur social, puéricultrice par exemple), une

prescription médicale sera nécessaire pour le bilan, examen préalable à toute rééducation.

L’orthophoniste réalise alors un bilan orthophonique portant sur l’analyse du langage oral ou écrit ainsi que sur les

différents éléments liés à son élaboration.

– Le bilan permettra de déterminer avec précision la nature des troubles, l’opportunité et les chances d’une

rééducation.

– Le contexte d’apparition d’un trouble du langage et de la communication , son évolution, son retentissement, la

motivation du sujet ainsi que la coopération de la famille doivent être pris en considération.

– Les modalités de la rééducation peuvent être très différentes, en fonction des cas, de l’origine du déficit, de sa

spécificité, et de la personnalité de l’enfant.

– L’orthophonie est donc une prise en charge diversifiée, qui nécessite une approche personnalisée de manière à

faire naître un besoin d’échange, chargé d’une signification affective dans la relation à autrui, et qui permette

l’enrichissement, l’affirmation et l’épanouissement du langage par sa réalisation même.

– La rééducation apportera aussi évidemment au sujet, par ses techniques spécifiques, les moyens de mieux

percevoir, de mieux comprendre le code oral ou écrit afin d’améliorer la communication, qu’elle soit verbale ou non

verbale.

Domaines de prise en charge

Les fiches de synthèse ci-dessous disponibles en téléchargement présentent différentes prises en charge orthophonique :

Alzheimer
Aphasie
Autisme et TED
AVC
Cancers et orthophonie
Cancers ORL
Dyslexie Dysorthographie- Illettrisme
Langage écrit
Langage oral
Oralité
Surdité
Trisomie 21
Tubaire

La prévention en orthophoniehttp://www.info-langage.org/

Extrait du décret d’actes  : Art. 4. –La rééducation orthophonique est accompagnée, en tant que de besoin, de conseils appropriés à l’entourage proche

du patient. L’orthophoniste peut proposer des actions de prévention, d’éducation sanitaire ou de dépistage, les

organiser ou y participer. Il peut participer à des actions concernant la formation initiale et continue des

orthophonistes et éventuellement d’autres professionnels, la lutte contre l’illettrisme ou la recherche dans le

domaine de l’orthophonie.

Les stades de la prévention en orthophonie

En effet, dès le début des années quatre-vingts, les orthophonistes ont mis en place des actions qui se situent dans

les 3 stades de la prévention définis par l’OMS :

– au stade 1 (prévention primaire) , reviennent les actions d’information du public et des parents sur le

développement et les troubles du langage, ainsi que les actions de formation et d’information des professionnels qui

s’occupent de la petite enfance.

– le stade 2 (prévention secondaire) est consacré au dépistage précoce des troubles.

– le stade 3 (prévention tertiaire) restant traditionnellement réservé aux actions thérapeutiques de rééducation, de

remédiation et de réinsertion familiale, sociale et culturelle.

Plus d’informations sur la prévention sur Info-Langage.org, le site de prévention des troubles du langage. »