Articles et interviews dans la presse…

Les articles de presse présentés ici sont des interprétations journalistiques qui n’engagent que les personnes qui les ont rédigés.

BONNE LECTURE !


https://www.facebook.com/DemainDNC/« ORTHOPHONISTES ET SAGES-FEMMES TIRENT LA SONNETTE D’ALARME,

DNC

18.01.2018

Les orthophonistes et les sages-femmes ne vont pas bien et sont encore plus inquiets des mesures à venir, destinées à « sauver » le Ruamm, Régime unifié d’assurance maladie-maternité. Peu considérés, ces professionnels de la santé, qui envisagent pour certains une reconversion, appellent à un soutien de la population et veulent être entendus par le gouvernement.

La santé est sur le point de connaître de gros bouleversements. Et il ne s’agit pas de la mise en place du plan Do Kamo qui vise à modifier la perception des Calédoniens de leur santé et en faire de véritables acteurs. Si le plan a pour objectif de réaliser des économies, notamment grâce à une meilleure prévention des risques sanitaires, la Cafat ne peut plus se permettre d’attendre pour réformer. Chaque année, les déficits se creusent et viennent ajouter de nouvelles dettes à la dette de la Cafat qui avoisine les 20 milliards de francs.

Et c’est sans compter sur les problèmes de trésorerie qui pénalisent indirectement les professionnels de santé dont les délais de remboursement se sont dangereusement allongés, au point de dépasser parfois six mois. Une situation qui n’est plus tenable pour les orthophonistes qui organisaient, mercredi matin, une conférence de presse afin d’alerter l’opinion publique sur leur situation. Cette initiative fait suite au lancement d’une pétition sur internet qui a déjà récolté plus de 1 000 signatures et l’envoi de courriers au gouvernement, toujours sans réponse. Si le mouvement concerne pour le moment les membres du syndicat des orthophonistes, qui regroupe une soixantaine des près de 100 professionnels du territoire, il pourrait bientôt être rejoint par les sages-femmes qui connaissent la même situation et dont le tout jeune syndicat a également diffusé un communiqué le mardi 16 janvier.

Des métiers déconsidérés

Le problème des délais de paiement n’est pas nouveau, mais il s’ajoute à l’inquiétude suscitée par la déclaration de politique générale du président du gouvernement Philippe Germain. « Il va y avoir des mesures draconiennes, mais le gouvernement est très silencieux, insiste Karen de Oliveira, la présidente du syndicat des orthophonistes. Nous sommes inquiets car des décisions vont être prises pour nous sans que l’on ait été concerté. C’est un manque de considération pour nous, mais aussi nos patients. »

Les sages-femmes et les orthophonistes redoutent en particulier une potentielle baisse de leurs honoraires et une hausse des charges. Un cocktail qui pourrait avoir pour conséquence une baisse du nombre de professionnels. Un rapide sondage réalisé parmi les membres du syndicat des orthophonistes indique que près d’un tiers des professionnels seraient prêts à se reconvertir malgré leur amour du métier. La présidente pointe une certaine inégalité de traitement parmi les professionnels de santé, rappelant que la dernière réévaluation des honoraires des orthophonistes remonte à 2009 et était de 20 francs.

Paradoxe, la veille de la conférence de presse des orthophonistes, le gouvernement diffusait la liste des métiers prioritaires permettant de bénéficier d’aide à la formation. Sur cette liste, on peut trouver les métiers de sage-femme et d’orthophoniste. Un paradoxe, car les problèmes de trésorerie ne sont pas les seules difficultés rencontrées par ces soignants. En matière d’orthophonie, la Calédonie dispose de la même concentration de professionnels rapportée à la population qu’en Métropole. De la même façon, il existe de grandes disparités dans leur répartition. En France, des mesures ont été adoptées pour faciliter l’installation de soignants dans les zones les moins couvertes. Ce n’est pas le cas en province Nord où sont installés deux ou trois praticiens et où la demande augmente sensiblement chaque année. Les demandes de conventionnement pour s’installer dans le Nord essuient presque systématiquement des refus, en particulier de la province.

Des disciplines génératrices d’économies

Comme le rappelle la présidente du syndicat, l’orthophonie permet pourtant de réduire le coût global des soins et d’améliorer sensiblement la qualité de vie des patients. Les soins servent par exemple à éviter des infections à répétition pour les patients atteints de la maladie d’Alzheimer ou encore à éviter à des enfants une alimentation par sonde gastrique. La problématique des sages-femmes est assez proche. Avec leurs compétences très larges et méconnues, ces soignantes peuvent aussi bien faire de la vaccination que des dépistages gynécologiques et à un tarif inférieur à celui d’un gynécologue.

Les professionnels attendent donc d’être consultés par le gouvernement avant que des mesures soient prises et surtout qu’ils soient mieux pris en compte. D’une manière plus générale, nos élus gagneraient grandement à sortir d’un débat purement comptable pour initier un véritable débat de société. L’idée serait de définir les attentes et les besoins des Calédoniens, notamment sur la question des remboursements, mais aussi de redéfinir le rôle de l’hôpital, établissement utile, mais coûteux, peut-être trop central aujourd’hui.

M.D. »

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  « LE CRI D’ALARME DES ORTHOPHONISTES,

LNC

18.01.2018 / Santé.

Les économies qui doivent sauver le régime d’assurance maladie inquiètent la profession au plus haut point. Si la rémunération est dévaluée, les effectifs – déjà insuffisants en Brousse – vont se réduire et les conséquences sur les soins seront graves, a estimé hier le Syndicat

Inquiets pour leur profession, inquiets pour les patients, une vingtaine de sages-femmes et d’orthophonistes avaient manifesté devant le Congrès le 22 décembre, jour de déclaration de politique générale de Philippe Germain. Le discours du président du gouvernement allait exacerber leurs craintes : le sauvetage du régime d’assurance maladie devrait se faire au moyen d’importantes économies sur les dépenses de santé – plus de 20 milliards en cinq ans – et notamment sur la rémunération des actes médicaux. Au sein de la communauté des professionnels libéraux de santé, la pression n’est pas redescendue.

Karen de Oliveira, présidente du Syndicat des orthophonistes de Nouvelle-Calédonie, craint désormais un « train de mesures qui pourraient être fatales à la profession », rien de moins.

Vers une désertion massive ?

« La rémunération des orthophonistes n’a pas évolué depuis 2009 alors que le coût de la vie a beaucoup grimpé ». Or, en Métropole, cette rémunération recevra bientôt un sérieux coup de pouce. La Fédération nationale des orthophonistes n’hésite pas à qualifier de « très conséquentes » les revalorisations qui seront appliquées à plusieurs actes au 1er avril.

Le syndicat calédonien a pris la température auprès de ses adhérents. « Si on diminue les honoraires, deux tiers des professionnels pourraient se reconvertir ou quitter le territoire », affirme Karen de Oliveira. Un scénario catastrophe pour une spécialité relativement récente, dont le déploiement géographique est encore loin d’être achevé. « Dans les Îles, ça va à peu près. Mais dans le Nord, c’est le désert. Il n’y a que trois orthophonistes, à Koné, à Koumac et à Poindimié », détaille Catherine Larcher, qui exerce aujourd’hui à Nouméa après plusieurs années en Brousse. « On veut rappeler aux décideurs que les gens vont souffrir des conséquences du manque de soins », assène Karen de Oliveira.

Sentiment d’injustice

Au sein de la profession, le sentiment d’une méconnaissance profonde de l’importance du travail des orthophonistes – de la part des politiques, de certains médecins et du grand public – semble faire l’unanimité. Autistes, dyslexiques, trisomiques, ou encore victimes d’accidents vasculaires cérébraux (AVC), « l’orthophonie, ce sont des patients de tous les âges et des pathologies extrêmement diverses », rappelle la présidente. Pour tous ces gens, elle réclame de la « considération ».

Repères :

Rémunération

Le tarif « de base » des actes orthophoniques s’élève à 420 francs. Il est multiplié par un coefficient en fonction de la complexité de la pathologie. Ainsi, la séance est facturée 2 142 francs pour la rééducation des troubles d’articulation et 5 796 francs pour la rééducation du langage chez un infirme moteur cérébral.

Représentativité

Le Syndicat des orthophonistes de Nouvelle-Calédonie revendique soixante adhérents, libéraux et salariés, sur un total d’une centaine de professionnels.

Métiers prioritaires

Le gouvernement a publié mardi la liste des professions « qui répondent aux besoins prioritaires du marché du travail calédonien pour l’année 2018 ». Les métiers de sage-femme et d’orthophoniste y figurent. »

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Radio Rythme Bleu RRB

INFO SOIR DU MERCREDI 17.01.2018 

« Eux aussi, les orthophonistes auraient des questions à poser au gouvernement »

« actualité sociale : les orthophonistes demandent à entrer en discussion avec le gouvernement. Le syndicat craint les mesures que prendraient le gouvernement. Prise de son de Karen de Oliveira. »

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« INQUIETS, LES ORTHOPHONISTES DONNENT DE LA VOIX

NC1ÈRE

17.01.2018

Catégories : ECONOMIE/SOCIAL

Les mesures d’économie annoncées par le président du gouvernement dans son discours de politique générale inquiètent le syndicat des orthophonistes de Nouvelle-Calédonie. Pour cette profession de santé, de nouvelles mesures sans concertation ne feront qu’aggraver la situation.

Une centaine d’orthophonistes exercent sur le Caillou, dont 60 ont adhéré au syndicat. Ils évoquent des difficultés grandissantes. Alors quand le gouvernement prévoit de réaliser des économies en sollicitant les professionnels de santé dès ce premier trimestre 2018, le syndicat des orthophonistes de Nouvelle-Calédonie tire la sonnette d’alarme.

Qualité de soins

«Dans la précarité actuelle, craint sa présidente Karen De Oliveira, les mesures qui pourraient être envisagées, que ce soit une augmentation des taxes ou une diminution des honoraires, pourraient forcer des orthophonistes à partir ou à penser à une reconversion. Et c’est la qualité de soin des patients qui va être menacée.»

«Une orthophoniste aide bien plus de gens qu’on ne le pense»

Un métier qui «aide à survivre», Orthophoniste est un métier dont la Calédonie a besoin mais qui n’est pas assez reconnu, insiste sa consœur Catherine Larcher. «Quand il s’agit de problèmes de dysphagie, comme chez les personnes âgées, les personnes malades ou les personnes en réanimation, une orthophoniste est là pour les aider à survivre, souligne-t-elle. Parce que ça les aide à avaler correctement. Ça permet à un bébé de survivre, aussi. Ça aide un enfant à surmonter ses difficultés, à pouvoir affronter l’école avec des bonnes bases… Une orthophoniste aide bien plus de gens qu’on ne le pense. »

Pétition

Des orthophonistes qui se mobilisent. Ils ont lancé une pétition sur le site orthophonie.nc.

Au​ moins un millier de signatures Ce mercredi en milieu d’après-midi, plus d’un millier d’internautes avait signé la pétition, introduite ainsi: «Les dysfonctionnements administratifs et les retards de paiement plongent les cabinets d’orthophonie dans la précarité. Une aggravation de la situation est prévue au 31 janvier 2018 et entraînera l’arrêtdes soins.» Et d’interpeller: «Quel avenir pour nos patients? Votre bébé prématuré, votre enfant dyslexique, votre conjoint post AVC, vos parents Alzheimer et peut-être vous-même? Nous sommes tous concernés!»

Pour écouter le reportage de Malia-Losa Favelavaki :

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Auteur de l’article : Orthonc

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